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13.05.2005
Deux scènes, deux réalités, deux…
Scène (1) :
La semaine dernière, j’assistais à un colloque [sur un sujet minuscule, très très microscopique], tout déroule parfaitement bien…Le troisième conférencier est un jeune (la trentaine ou un peu moins)…Il a préféré présenter son travail debout…Il navigue [précisément] dans ses documents et s’efforce de donner de son mieux…Sa jeunesse [qui forme un moteur motivant] et la présence d’un public de spécialistes sont des éléments stimulateurs qui enthousiasment [souvent] un conférencier…Je suivais l’enchaînement de ses idées...ET tout d’un coup, le jeune monsieur s’écroule oui subitement il tombe…Sans aucun signe ou une transition...On dirait un tremblement de terre, un vent terrible ou une foudre qui nous tombent sur la tête… Quelques secondes passent et la salle ne bouge pas…c’est l’inattendu qui nous tombe sur la tête, 2, 3, 4 secondes [je ne sais plus…] puis tout le monde se presse vers lui pour voir ce qui arrive à ce corps humain qui tombe comme une chose, une pierre…un rien…On pensait tous à sa mort. J’avais un sentiment terrible de tristesse de "je ne sais pas"...Bref, un sentiment étrange…Je le redis je déteste voir quelqu’un s’écrouler / s'effondrer dans tous les sens du mot…Je ne sais pas pourquoi il a tombé de telle façon assez triste, assez bête (ne me demandez pas de faire un dessin, j’ai envie d’effacer cette image de ma mémoire).
Ce qui me frappe c’est le fait de voir «ce monsieur» s’écrouler en face d’un public, cet inattendu était mortel (au sens péjoratif) et assassin au sens psychologique. Gardez bien cette image, pensez toujours qu’un glissement de situation demeure toujours possible…Les plus intelligents sont souvent les plus prêts à faire des bêtises… et le pouvoir des forts ne tient pas à "grand-chose".
Scène (2) :
Avant hier (mercredi), j’assistais à un séminaire…le sujet m’intéresse et j’avais "un bout" de temps à sacrifier, il était 18 h...La conférence commence… "Le monsieur" / le conférencier partait "dans tous les sens", puis vers "aucun sens", ensuite "il ne maîtrise rien de ce qu’il raconte"; les gens commencent à échanger des regards de stupéfaction…Puis le monsieur se rend compte qu’il est "hors sujet"…C’est comme, il est devenu tout nu devant toute la salle, il n’arrive même plus à regarder le public dans les yeux…tellement troublé, tellement perdu et tellement PERDU…
Me voilà [dans deux temps très proches] j’assiste à un autre "monsieur" qui s’écroule [moins au sens physique, mais beaucoup au sens intellectuel]. Encore une fois, je tombe sur la défaite d’un homme, ça m’a rendu un peu / beaucoup triste, mais je continue à aimer la vie ; je pense toujours que les belles choses nous amènent à oublier ces moments de tristesse, c’est un peu ça avoir confiance en notre bonheur….


Commentaires
3-2-1... un mot, un : adorable !
Oui, vraiment, tu as une façon de raconter, on y est, on voit, on sent. On sent que tu as envie de partager. On sent [aussi] que tu as de l'empathie. Merci à toi, bises et bonne journée...
Ecrit par : wictoria | 13.05.2005
Un texte très fort! bravo!!!!!!
Ecrit par : Estiana | 13.05.2005
Je re-écrit mon texte pour la 4° fois, impossible de valider, celà s'éfface. je persiste donc, mais ne re-écrit pas tout, fatigue de fin de journée, ralage contre ...contre qui je sais pas, enfin voilà en deux mots:
Etre simple.
Cela me semble tout résumer, d'ailleurs tu l'as dit.
Petite précision sachant que....(curieuse): c'était avant ou après le picnic?...(rire). Sinon c'était fort à lire, de l'émotion.(...)
Allez, bonne fin d'aprem, je reviendrai... B/C
Ecrit par : LuCie | 13.05.2005
ouf, ça y est, c'est posté....!!
Ecrit par : LuCie | 13.05.2005
Oui, évidement j'ai vu l'heure, je me suis dis...(souvenir)...
Merci pour le détail...(sourire)
Pour le reste OUI...(rêve)
Mais encore...B/C
Ecrit par : LuCie | 13.05.2005
Deux scènes , deux réalités, deux destins ?
je vais proposer un autre point de vue par rapport a ta phrase : "les belles choses nous amènent à oublier ces moments de tristesse" : j'affirme que au contraire, nous souvenir de la tristesse permet de profiter au maximum des choses belles . Mais après tout, cela ne revient-il pas au même ?
Ecrit par : Andariel | 14.05.2005
je crois que j'aurais mal réagi a ces deux situations, elles m'auraient plongé dans un malaise, ou mal etre comme tu voudras.
j'aurais préféré et de loin même si ça ne volait pas bien haut, me spectacle des presentateurs de télés qui sont pris par le fou rire, et qui ne peuvent plus s'arreter....
bonne nuit M/S
Ecrit par : framboise | 15.05.2005
Framboise, devant quelques malheurs, il est très difficile de garder la place d'un spectateur "passif"...J'ai bien aimé les images sur ton blog, je passerai ce soir...Très bonne soirée à toi aussi.
Ecrit par : M/S | 16.05.2005
tu peux venir dans mon univers autant que tu veux, chaque saison a ses charmes la haut, maus dans quelques temps ce sera encore plus beau, j'aime les puzzles colorés de blés et de luzernes.... bisous
Ecrit par : framboise | 17.05.2005
Cette fatalité qui nous frappe parfois et nous agresse, nous ne pouvons la maîtriser que si nous la regardons en face. La vie est belle parcequ'elle est cruelle.
Bisous,
Calamine
Ecrit par : Calamine | 17.05.2005
Et à Framboise et Calamine, ces quelques mots qui s'ajoutent à vos phrases:
*Framboise: c'est vrai, ton univres "vu en phto(s)" est très calme, reposant et ressourçant...ok "je peux venir"...bisous à toi aussi.
*Calamine : j'ai lu tes dernières notes, j'admire cette "volonté pensive"..revenons à la fatalité...bon je l'intitule "l'inattendu"...peut être le regarder en face (comme tu dis) ou faire son beau et propre chemin et ne plus regarder derrière (ce que je préfère)...bisous à toi aussi...
Ecrit par : M/S | 17.05.2005
ne plus regarder en arrière ok, mais le passé fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui, et je crois qu'il soitheureux ou malheureux on ne peut ni le renier ni le changer....bisous
Ecrit par : framboise | 17.05.2005
Ne plus regarder derrière, oui je sais (on m'apprends en ce moment !), mais juste un petit regard pour ne pas refaire les mêmes erreurs, l'important est de se rendre compte de ses erreurs et d'en tirer une leçon. Quant à "l'inattendu" ou la fatalité pour ces deux exemples, ce serait plutôt un excès de zèle, ou la panique de ne pas savoir faire, alors qu'il faut simplement être simple.
L'échec est utile à la réussite ( à son humilité aussi), à condition d'en tirer la leçon qui s'impose.
Bonne journée...bisous...B/C
Ecrit par : LuCie | 18.05.2005
J'aime bien la phrase de Lucie : "il faut échouer pour réussir", cela traduit bien la réalité des choses.
Ms : faire son beau et propre chemin mais que fait-on de la fatalité qui nous frappe insidieusement ? Ne plus regarder le passé ne peut pas nous faire avancer.
Ecrit par : Calamine | 18.05.2005
Jamais deux sans trois dit-on!!
Pour te faire réponse, il ne s'agit pas d'analyser son passé, mais seulement se dire " tiens quelles erreurs ai-je faites,?", "pour quelles raisons?","comment ne plus les faire?". Effacer totalement le passé me semble une erreur. Il faut toujours réagir face à son erreur, il faut la positiver et la rendre formatrice. Il est nécessaire d'avoir cette expérience des échecs et des réussites afin de se construire. Il n'est pas plus difficile de réussir que d'échouer. Je ne désespère pas de mes premiers échecs, je m'en sers pour m'améliorer.
"Faire son beau et propre chemin" oui je te suis bien , mais tout n'est pas beau autour de soi hélas!
Sinon, j'ai bien apprécié les "sous-entendus" et les "petits-détails" qui te sont propres...
A plus alors!!!
Bises nocturnes...B/C.
Ecrit par : LuCie | 18.05.2005
bonjour , alors cette conférence, plus agréable que les deux précédentes.? bonne journée
Ecrit par : framboise | 19.05.2005
Je te rejoints tout à fait: on n'a qu'une seule vie... alors en profiter à fond, ne pas faire deux fois les mêmes erreurs. "Il faut inventer sa façon d'être", non, pas inventer, il faut être seulement soi même, avec sa propre personnalité, en aucun cas essayer d'être un autre, ne pas accepter aussi d'être celui ou celle que les autres veulent qu'on soit (...), rester simple, humble, assumer tout, se rappeler à tout moment que les autres existent...Voilà, mon opinion vu d'ici...j'y reviendrai sans doute...
A tous bonne soirée...
et bises à toi mon M/S...B/C
Ecrit par : LuCie | 19.05.2005
bonjour, M/S, je n'aime pas taper ces deux initiales, je préférerais un prénom... mais bon je sais que tu n'aimes pas te dévoiler.
au fait ma cousine est une jeune et jolie brune aux cheveux longs, mince et élancée....et sa vie est emplie de fleurs... je n'en dirais pas plus.
je file dans mes montagnes, je te souhaite un bon week end. bisous
Ecrit par : framboise | 20.05.2005
Slt,
Pour ce qui concerne de la fatalité, c'est bien entendu l'inattendu (peu importe la nature). La fatalité vous frappe sans qu'on ne s'en aperçoive. Dès la naissance, nous sommes "protégés" contre cette "fatalité", nos parents, notre entourage nous prépare au bon côté des choses. Aussi, nous refusons de regarder ce qui nous déplaît, le mauvais côté de la vie. Et c'est normal. C'est une manière de nous protéger. (Mais est ce vraiment nous "protéger" ?) Nous protéger n'est ce pas nous préparer au "beau" et "au mauvais", regarder le beau et aussi le mauvais (ce qui déplaît) (et à tout âge) car nous serons préparés le moment venu à accueillir cette fatalité et à mieux l'affronter ou tout simplement à la vivre pleinement et sereinement. Regarder uniquement le "beau" est dangereux. Regarder ce qui déplaît n'est pas destructeur.
Enfin, c'est ce que je ressens au plus profond de moi.
Bises
Ecrit par : Calamine | 20.05.2005
Et : Lucie, si...quand on imite pas les autres [naturellement] on invente sa façon d'être...
-Framboise : t'aimes pas "taper M/S", pourtant ces deux lettres sont mon prénom et mon nom de famille. Je "t'assure" [ ah ce verbe ], même quand j'envoie un mail "officiel", je signe en bas M/S...Fait un effort (sourire)...Cette cousine! je fais confiance à ton goût! faut qu'elle commence par lire mon blog (sourire 'bis')...
-Calamine : "L'inattendu" cache parfois, les belles choses. Les deux rives de l'inattendu se complètent. "Regarder uniquement le beau est dangereux" (tu disais), j'assume le(s) risque(s) et je continue à regarder le beau...
A vous trois et à vous tous, très tendre début de soirée...
Ecrit par : M/S | 20.05.2005
Je comprends.
Bonne journée à toi.
Calamine
Ecrit par : Calamine | 22.05.2005
Calamine, il ne s'agit pas de se"concentrer" sur le beau, mais nous pouvons [toujours] changer le visage des choses. Tu vois le mot "laid" je ne l'utilise pas et même jamais (sauf omission)...Ce n'est pas on s'enfermant dans notre tristesse qu'on retrouve le bonheur...Il faut [selon mon avis, qui n'engage que moi] savoir transformer sa tristesse en un bonheur, c'est un peu ça être "plus fort que la négativité"/ savoir dépasser...
Tout n'est pas beau (nous sommes d'accord)...
Bises à toi...
Ecrit par : M/S | 22.05.2005
Je viens de comprendre "Vu d'ici" aujourd'hui, je comprends tout à fait.
Merci à toi.
Bisous,
Calamine
Ecrit par : Calamine | 22.05.2005
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